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2002 Jolie Mer de Chine (suivi de Arturo Caramajis)

Loustal
Jolie Mer de Chine / Dessinateur: Loustal & Scénariste: Coatalem. Editeur: Casterman, 2002. - 62 p. : ill. ; 31 cm, Genre: Romans Graphiques, Public conseillé: Ados-Adultes
Description :22,6 x 30,3 cm, 48 pages, Album cartonné en couleur, ISBN : 2203356057, prix public: 9.45 €, tirage: 15000
Prochainement: mai 2002 

D'après deux nouvelles extraites de "Tout est factice" de Jean-Luc Coatalem.

Jolie mer de Chine
Touffeur des tropiques, magie des grands paquebots du temps des colonies.  

Voyageur-né, Coatalem malmène avec affection ses personnages un peu égarés sur fond d'exotisme nostalgique. Amateur lui aussi d'horizons lointains, Loustal donne son interprétation en Images de deux des nouvelles de l'écrivain. La conjonction heureuse de deux imaginaires vagabonds, entre élégance et ironie.
62 pages en couleurs - € 9,45

Résumé / Commentaire :
Steward depuis sept ans sur le Palmerston, Lucien Gruchet sillonne les mers en faisant presque chaque nuit le même cauchemar : sa cabine est envahie par des pangolins ! En escale à Shanghaï, il consulte un célèbre psychanalyste. En vain. De retour à bord la présence d'Arturo Caramajis, père de la nouvelle psychiatrie lui permet d'espérer à nouveau. Quel curieux personnage que ce Caramajis, auquel Lucien aura bien du mal à expliquer son cas et qui, en définitive, sera peut-être son meilleur allié. 
Lucien Gruchet et Caramajis ont en commun avec Renée Loubières et Gilbert Dragonet, les deux protagonistes de Jolie mer de Chine, autre nouvelle de Jean-Luc Coatalem adaptée par Loustal d'être de drôles d'individus mal à l'aise et sans illusions. 
Cet album est l'occasion d'une belle rencontre entre deux auteurs qui se connaissent bien et partagent le goût des contrées lointaines. Loustal offre, par sa libre adaptation, une nouvelle lecture de ces deux nouvelles, tout en respectant l'humour et le rythme du récit. C'est un vrai bonheur que de découvrir un Loustal maniant savamment et avec délices les codes de la bande dessinée ! 
Arturo Caramajis et Jolie mer de Chine sont deux nouvelles extraites de Tout est factice, recueil paru chez Grasset en 1995.

Loustal adapte en BD deux nouvelles de Coatalem, Arturo Caramajis et Jolie Mer de Chine, publiées dans Tout est Factice aux éditions Grasset. La rencontre entre ces deux auteurs confirmés semblait inéluctable. Tous deux grands voyageurs, ils nous font partager ici leur passion pour les contrées lointaines et les aventures exotiques


 Jolie Mer de Chine

de Jean-Luc Coatalem, Jacques de Loustal aux éditions Casterman

 mardi 25 juin

Depuis longtemps déjà le romancier Jean-Luc Coatalem et l’illustrateur Jacques de Loustal ont mesuré la convergence de leur inspiration. Ils partagent le goût de l’écriture, des mers chaudes et lointaines, des tentations d’un jour ou d’une nuit auxquelles on cède ou pas. Les voici à nouveau associés pour deux histoires dessinées publiées en volume aux éditions Casterman, Jolie Mer de Chine.
Saïgon, Indochine française, il y a plusieurs dizaines d’années. Gilbert n’a pas le choix, il est obligé d’accepter la proposition de Emilie Vergognan retrouver la fille du patron des établissements Loubières. Elle va embraquer à bord du Palmerston qui appareille pour Singapour, et Gilbert lui aussi monte à bord. Sur le pont, une nuit, il la repère, lui fait la cour. «Autrefois, j’étais acrobate». Et le voici en équilibre sur le bastingage. La suite? Couleurs, parfums, émotions. Une réussite. 

Loustal : Dossier Presse : Jolie Mer de Chine
Dossier de Presse : Jolie Mer de Chine (par Loustal & Coatalem), 16 pages d'interview et de présentation de l'album par les auteurs, agrémentées de dessins. Biographies.
Format à l'italienne avec nombreuses illustrations tirées de l'album. ed. Casterman
 

Dossiers : Loustal-Coatalem: la BD prend le large, juin  2002

Loustal et Coatalem : Duo sur divan  juin  2002

Avant-portrait - Loustal, Livres Hebdo, ISSN 0294-0000 (2002), n° 472, p.130

www.Labd.com : Jolie mer de Chine 

Livres de route: Jolie mer de Chine

La lettre de Dargaud: l'officiel  de la bande dessinée, n° 66 juillet aout 2002, Loustal : Jolie mer de China p.19

Loustal : A la crolsée des destinées, Canal BD n ° 25 juillet et août 2002 p.26

Epok n°28 juillet et août 2002 p. 82

Pavillon rouge n°14 août 2002,  p.9

Un livre un jour ..france3.fr

Rappel : Jolie mer de Chine 

Midilibre: " Jolie mer de Chine " : nuits câlines mais perfides

Les dangers des croisières 

LOUSTAL GALLERY 

Loustal..."Cet architecte attiré par l'illustration s'est fait remarquer, notamment, par la qualité de ses aquarelles et sa technique du texte off placé sous le dessin."...bdcool.com



Chinese Zee
- Loustal & Coatalem
uitgave Oog & Blik, Amsterdam, 2002, 64 pagina's hc kleur, € 14.95, vertaling van Jolie Mer de Chine (suivi de Arturo Caramajis)



Im Chinesischen Meer von Jacques de Loustal
Dieser Artikel erscheint 2003 
Gebundene Ausgabe - 64 Seiten - Schreiber U. l., Mchn. 
2005, ISBN: 3933187761 
Zusatzinfo farb. Comics.
Original-Titel Jolie mer de Chine
Schlagworte Comics
ISBN-10 3-933187-76-1 / 3933187761
ISBN-13 978-3-933187-76-5 / 9783933187765
Nach zwei Erzählungen von Jean-Luc Coatalem aus dem Band 'Tout est factice'




Frédéric Bosser présente: Jacques de Loustal


 Exhibition/exposition of Loustal 
L'exposition planche of his new album with Jean-Luc COATALEM  
Jolie Mer de Chine / 'Tout est factice',
La galerie est ouverte du mardi au samedi de 14 h à 18 h 
 29 mai 2002 to 22 juin 2002 in Paris
Galerie Frédéric Bosser
4, Rue Dante
75005 Paris

 

exhibition between 29 may and 22 june. 
We are open from tuesday to saturday between 12h to 19 hours. 
adress: Galerie Frédéric Bosser,
 4 rue Dante, 75005 Paris.
 Tél 01 43 54 11 64. Fax 01 43 54 04 74. Email


We present all the planche of his next album with Jean-Luc COATALEM  "Jolie Mer de Chine"  & 'Tout est factice',  print by Casterman. We also present a lot of covers for differents books.

Jean-Luc Coatalem

A propos de l'auteur :
Né en 1959, d’origine bretonne ce petit-fils et fils d’officier a eu, au gré des multiples garnisons familiales, une enfance polynésienne et une adolescence malgache. Il s’installe à Paris en 1980, travaille dans l’édition puis dans la presse pour Grands Reportages, Figaro Magazine, Vogue. Aujourd’hui, il est journaliste à Géo. À son actif pas moins de soixante-cinq pays arpentés en voiture, en cargo, en train, en ballon, à cheval ou en canoë…

Il a publié trois romans, hantés par l’idée de l’exotisme : Capitaine (Flammarion, 1991), Villa Zaouche (Grasset, 1994, Prix Sino del Duca), Le Fils du fakir (Grasset, 1998 ; Le livre poche, 2001).

Mais il est aussi l’auteur de nouvelles avec Tout est factice (Grasset, 1998) et Zone tropicale (Le Dilettante, 1999).

Fidèle à ses bourlingueuses, il a signé deux récits de voyages, Mission au Paraguay (Grasset 1996 ; Payot voyageur, 1998) et Suite Indochinoise (Le Dilettante, 1999). En 2001, il publie chez Grasset un essai-voyageur sur Gauguin, Je suis dans les mers du Sud et verra paraître l’adaptation en bande dessinée par Loustal de Tout est factice sous le titre Jolie mer de Chine (Casterman, mars 2002).

Bibliographie :

Capitaine, Flammarion, 1991.
Affaires indigènes, Flammarion, 1992.
Triste Sire, Le Dilettante, 1992.
Villa Zaouche, Grasset, 1994.
Tout est factice, Grasset, 1995.
Cinquante mille dinars, avec Jacques de Loustal, Reporter, 1996.
Mission au Paraguay, Grasset, 1996 ; Payot-Voyageurs, 1998.
Les Beaux Horizons, Le Dilettante, 1997.
Le Fils du fakir, Grasset, 1998.
Zone tropicale et autres nouvelles, Le Dilettante, 1999.
Suite Indochinoise, Le Dilettante, 1999.
Je suis dans les mers du Sud, Grasset, 2001.
Jolie mer de Chine, Casterman, mars 2002).

website: http://www.ledilettante.com

 



 

Hermoso mar de la China

AUTOR: LOUSTAL
EDITORIAL: SINSE NTIDO
ISBN: 978-84-95634-71-9
EAN: 9788495634719
PRECIO: 13 €
AÑO: 2005
LUGAR DE EDICIÓN: Madrid
COLECCIÓN: VARIOS
NÚMERO PÁGINAS: 64
TRADUCTOR: LÓPEZ GALLEGO, GUILLERMO
ENCUADERNACIÓN: Rústica
MATERIA:
OBRAS POPULARES. LITERATURA DE
Envío en 1 semana

Edición original: Jolie mer de Chine FRA
Fecha de edición: noviembre de 2005
Guión: Jean-Luc Coatalem
Dibujo: Loustal
Tinta: Loustal
Color: Loustal

Formato: 64 págs. 13 €

Información proporcionada por la editorial

Dibujo y adaptación de Loustal, según dos relatos extraídos del libro de Jean-Luc Coatalem titulado "Todo es artificial" publicado por la editorial Grasset en 1995.

“Hermoso mar de la China” es la adaptación gráfica de la novela de Jean-Luc Coatalem y su libro “Todo es artificial” (Grasset 1995) de la mano del francés Loustal (un autor poco conocido por estos lares), con un cierto toque clásico y con una clara influencia pictórica en su obra. En ella adapta dos relatos ambientados en el Mar de la China, el primero de ellos, “El acróbata”, que narra como el protagonista Gilbert Dragonet, se ve envuelto en un chantaje, eliminar a cierta dama que va en el pasaje del transatlántico “El Palmerston”, casualmente la muchacha tiene un relación con la empresa para la que trabaja él; en el que veremos un desenlace inesperado. En la segunda historia, “Arturo Caramajis”, está protagonizada por un pobre camarero del trasatlántico mencionado anteriormente, que cae embaucado bajo los diagnósticos increíbles de un psicoanalista supuestamente fabuloso, “Arturo Caramajis”; al que había ido en tierra a pedir opinión profesional por unos extraños sueños relacionados con Pangolines hambrientos. Su sorpresa será mayúscula cuando se dé cuenta que está en el barco, con un único propósito, jugar una importante partida de póquer ante unos adinerados contrincantes.

Estamos ante un álbum entretenido, con unos dibujos llenos de vida, donde las historias nos mantienen en vilo hasta el final. Ésta es una buena oportunidad para conocer en profundidad el trabajo de Loustal y una forma particular de entender el arte secuencial.

Hermoso mar de la China
Etiquetas: Reseña
HERMOSO MAR DE LA CHINA / Jacques Loustal y Jean Luc Coatalem. — Ediciones Sins Entido, 2005. — 64 p. ; col.

La mar, el mar. Sin determinante que lo encasille, en sus corrientes deshace la sangre y la piel de sus amantes caídos, que se funden con ella (él) en la pasión del oleaje. Sus huesos son de sal y su cuerpo de agua, pero comparte las virtudes y pecados de los seres humanos, a los que condena en su sensual vaivén al abismo regido por las emociones sin timón.

A esta supuesta materia inerte a la que los románticos atribuyen alma,no le faltan galanes que la pinten y le canten . Y es que de la seducción de sus encantos surge este álbum existencialista, delicado resultado de la colaboración entre Coatalem y Loustal.

Coatalem es un escritor que de niño tuvo la fortuna de vivir en la casa de Stevenson, en Tahití. Quizá bebiese algún sueño salado emparedado entre los muros del hogar del creador del pirata más famoso de todos los tiempos, con permiso del delicioso Sparrow, y de su mente surgió “ Todo es artificial”, una colección de relatos de deslumbrante exotismo. Loustal es un dibujante que en España ha tenido poca repercusión hasta ahora, pero que de su mano han resultado títulos como la premiada “Kid Congo”. Este gran artista adapta aquí dos historias dulces y amargas, “El Acróbata” y “Arturo Caramajis”, precisamente extraídas de “Todo es artificial”.

Un atardecer cualquiera, desde la barandilla del paquebote “Palmeston”, contemplan el mar individuos como Gilberto Dragonet, ex acróbata de circo exiliado en Indochina, que para evitar la cárcel acepta la misión de eliminar a una bella e influyente señorita. En el paisaje pintado a pastel, esperanza y tragedia se zambullen tras la estela del barco.

El protagonista del otro relato es Lucien Gruchet, auxiliar del “Palmerston”, que cada noche desde hace siete años tiene la misma pesadilla; su cabina es invadida por pangolines, una suerte de mamíferos escamosos. En Shanghai prueba fortuna visitando a un psicoanalista que no le resulta resolutivo, pero es en esa ciudad donde embarca el extravagante Arturo Caramajis, uno de los padres de la nueva psiquiatría. Ante Lucien se abrirá una sorprendente puerta hacia una nueva realidad desde el espejismo de la vida cotidiana.

Os recomiendo este álbum, cibercompañeros de viñetas, que con su ritmo cinematográfico y sus colores de acuarela/ pastel os balanceará en el exhuberante Mar de la China.

Fátima Elías

 

 
EX-LIBRIS DE LOUSTAL POUR JOLIE MER DE CHINE
Très bel ex-libris réalisé par la librairie Super Héros par Loustal pour le superbe album Jolie mer de Chine réalisé avec Coatalem.
Ex-libris numéroté à 200 exemplaires seulement et signé par Loustal

 

 


Pour Jean Claude

dédicace LOUSTAL

Nom Antonio: DEDICACE LOUSTAL JOLIE MER DE CHINE

Pour Guillaume

DÉDICACE PAR LOUSTAL MAIS ÉGALEMENT PAR COATALEM (pour Pierre Nora, directeur général des éditions Grasset & Fasquelle).



Pour Vincent


dédicace de Loustal dans Jolie mer de Chine en eo
nom Serge

Pour Olivier

 


pour Erric


Pour Nora

 

Pour Roberto http://www.entrecomics.com/?p=45950

 



 

 

 

 

 

 

 

Amers tropiques! (30/01/2004)

C'est l'histoire d'un homme qui s'ennuie sous le soleil

BRUXELLES Loustal - Coatalem, ActeII. Après Jolie mer de Chine, paru voici deux ans, l'illustrateur Jacques Loustal et le novelliste Jean-Luc Coatalem se sont retrouvés, toujours chez Casterman, pour nous offrir une nouvelle fresque colorée qui se déroule cette fois en Afrique.

A la base du récit, un recueil de nouvelles de Coatalem, Affaires indigènes. Dans cet ouvrage, deux courts récits ont séduit Loustal. Mais le dessinateur voulait réunir ces deux saynètes dans un seul livre, il fallait donc trouver un raccord. Ensuite, il fallait aussi imaginer une nouvelle fin pour que ce remodelage tienne la route.

Un travail de réécriture remarquable qui a abouti à la naissance de Rien de neuf à Fort-Bongo. Une bande dessinée étonnante malgré ce titre qui ne laisse rien entrevoir de bien passionnant.

C'est l'histoire de Raoul Cordier. Petit employé dans une compagnie quelconque de Bordeaux. Un coup de blues, une envie d'exotisme et le mec se retrouve un bon 10.000 kilomètres plus au Sud. En terre africaine.

Là, une nouvelle vie est possible. Dans cette Afrique mystérieuse de ce milieu de XXe siècle, tout est à faire. Tout peut se rêver. Même les plus falots peuvent espérer devenir des hommes en vue.

Raoul Cordier est un peu de cette caste. Oh, il ne rêve pas de devenir un nabab. Il a la tête sur les épaules, Raoul. Non, il veut juste vivre et bien vivre. Recommencer une carrière qui tournait en eau de boudin sur notre Vieux Continent.

Mais, sur place, ce n'est pas vraiment le bonheur. Ses employeurs ne sont guère accueillants, le climat est suffocant et les heures d'oisiveté sont tuantes. Un nouveau calvaire mais sous de tristes tropiques.

Jacques Loustal se sent dans son élément dans ce récit exotique qui permet à sa palette de couleurs de s'exprimer pleinement. Pourtant, le dessinateur avoue qu'il apprécie drôlement son travail en noir et blanc.

«Dans cet album, j'ai pris un réel plaisir à redessiner au crayon. C'était un instrument que j'avais délaissé ces dernières années. La finesse du trait m'a passionné. Pour la mise en couleurs, j'ai dû travailler sur des photocopies pour retrouver un trait suffisamment noir. J'avoue aussi que tout ce travail technique me plaît assez. C'est très artisanal et très jouissif.»

Mais outre ces tâches manuelles, il y a aussi un travail évident de réécriture lorsque l'on passe d'une nouvelle à un scénario de bande dessinée. «Jean-Luc Coatalem a été beaucoup plus présent sur cet album que sur le précédent. D'abord, parce qu'il fallait mixer deux de ses récits. Ensuite, parce que je ne voulais pas de la conclusion trop mièvre que l'on pouvait voir dans la nouvelle.»

Cette seconde collaboration préfigure-t-elle la constitution d'une équipe appelée à travailler régulièrement ensemble? «Je ne le pense pas. Même si Coatalem a signé pas mal de nouvelles, je n'ai pas trouvé d'autres idées adaptables en bande dessinée dans tout ce qu'il a produit. A priori, j'ai fait le tour de ce qui était exploitable dans son oeuvre.» Après Charyn et Paringaux, Coatalem est le troisième «romancier» à servir de base au travail graphique de Loustal qui n'a jamais travaillé avec un «vrai» scénariste. «Je ne me vois pas en train de bosser sur un scénario tout écrit que je n'aurais qu'à rendre en dessins. Je trouverais cela trop contraignant et trop peu créatif. Chacun travaille comme il le sent, moi, j'aime découper mes scénarios, les construire, les modeler.» Ce qu'il a aimé chez Coatalem? «Son jeu sur le cynisme. C'est quelque chose que je trouve assez drôle. Il y a de nombreuses situations que je trouve vraiment comiques. Le héros m'amuse beaucoup même si tout ne se termine pas nécessairement bien pour lui. J'aime aussi travailler sur le comique des personnages. Dans ce récit, tous ceux qui apparaissent ont en eux quelque chose de drôle. Ça me fait penser à un certain cinéma français, comme celui de Chabrol, ou peut-être aussi et surtout aux films de Fellini. On y découvre des personnages qui sont odieux mais qui me font rire.»

Pour son inspiration graphique, Loustal avoue encore qu'il a autant puisé dans ses souvenirs personnels de voyage que dans certains bouquins qu'il a pu dénicher chez nous. «Pour ce qui est des installations industrielles, je me suis ainsi inspiré librement d'un très beau livre de photos de votre Union minière du Haut-Katanga. Je ne travaille pas avec un livre ouvert sous les yeux. J'avale les clichés et je restitue des images que je me suis confectionnées dans un petit coin de mon cerveau. »

Rien de neuf à Fort-Bongo peut se lire comme une farce douce-amère, un récit qui ne se prend pas au sérieux comme le laisse présager le titre. «C'est vrai qu'il ne se passe pas grand- chose. C'est tout dans le sentiment plus que dans l'action.»

Quand on lui parle de ses futurs projets, Loustal se la joue serein. «Plus avec Coatalem, comme je le disais précédemment. Peut-être un récit avec Paringaux qui me propose enfin des choses moins noires. Par contre, j'avoue qu'il y a un projet qui me tient à coeur. J'ai déjà illustré six romans de Simenon et j'aimerais m'attaquer à une adaptation en bande dessinée. Je ne sais pas si c'est réellement faisable, mais c'est vraiment quelque chose qui me tente fortement. Le fait que je ne travaille pas sur un héros à moi me permet ainsi de vagabonder d'un univers à un autre. C'est parfois un peu plus difficile que de travailler sur un personnage récurrent parce que les lecteurs n'ont pas la même attente, mais je ne me sentirais pas à l'aise si je devais dessiner tout le temps le même personnage. En plus, comme je n'ai pas un immense succès en librairie, mais que j'ai une bonne cote dans les maisons d'édition, toutes les portes me sont ouvertes. C'est un vrai luxe, j'en suis conscient et je n'entends pas mettre un terme à cette situation qui me convient finalement très bien.»

Loustal - Coatalem: Rien de neuf à Fort-Bongo, Ed. Casterman.

Hubert Leclercq © La Dernière Heure 2004

 
Le Télégramme, 09 septembre 2002

" Jolie mer de Chine " : la croisière s'amuse

ENCART: La rencontre entre l'illustrateur Loustal et le journaliste et romancier Coatalem a donné naissance à " Jolie mer de Chine ", un album de BD teinté de nostalgie, remémorant, de manière charmante et ironique, l'ère de ces paquebots rouge et noir

Les lecteurs de Coatalem, auteur d'un récent ouvrage consacré à Gauguin (" Je suis dans les mers du sud "), se réjouiront de retrouver dans l'album " Jolie mer de Chine ", deux des nouvelles dont ils s'étaient régalés dans " Tout est factice ", son recueil de 1995. L'écrivain, désormais scénariste, était en séance de dédicaces, samedi, à la librairie Dialogues, en compagnie de son complice, le peintre et dessinateur Loustal.


Baroudeur infatigable, Coatalem, fils d'officier de marine toujours ballotté entre deux affectations, n'a jamais tenu en place et son oeuvre en porte témoignage. Journaliste successivement à " Grands reportages " puis à " Géo ", il s'inscrit dans la tradition des Conrad et autres Mac-Orlan et ne pose jamais ses valises très longtemps au même endroit. L'heureuse rencontre de ce lointain descendant de Jack London avec l'artiste Loustal, autre inlassable globe-trotter, ne pouvait accoucher que d'une ode au voyage et au dépaysement.
Fruit de la collaboration des deux hommes, l'album " Jolie mer de Chine " (paru chez Casterman) illustre deux nouvelles "asiatiques " de " Tout est factice ", peuplées de personnages élégants mais ambigus, en quête d'un ailleurs mystérieux,impérieux et inaccessible.

Humour et nostalgie
Drôle, gentiment nostalgique, parfois cruel, l'album, illustré au pinceau, se savoure rapidement mais procure à son lecteur une telle sensation de bien-être que ce dernier s'y replonge très vite avec délectation. Les deux auteurs préparent déjà la suite de " Jolie mer de Chine ", dont l'Afrique constituera, cette fois, le décor principal.

 
Entrevista Loustal


Aquí solo conocemos Mar de la China ¿Qué otras obras nos recomendaría?

Mar de China es el antepenúltimo libro que he hecho, ha sido publicado por Sinsentido, pero tuve hace mucho tiempo en Norma Editorial un libro, que tenía por título venganza en Marruecos, pero no era un libro de historieta, era mas tipo reportaje.

Siempre me cuesta mucho entender porque motivo los editores extranjeros escogen un libro y no otro, creo que es por las vicisitudes de la coproducción con los editores franceses. Recomendaría, de las treintena de libros realizados en Francia, el mas conocido, que es un libro que se llama “Berney et la note bleue”, en el que se recrea la vida de un saxofonista de Jazz de los años 50. También os puedo hablar de otro, que es “Rian de Neuf a Fort Bongo, que se vincula a “El mar de China”, que es el segundo álbum que hacía con el autor Jean Luc Coatalem.

¿Qué le motivo a adaptar los relatos de Jean Luc Coatalem?

Cada libro está unido a un guionista. Me considero mas un escenógrafo, que un verdadero autor de historietas.

En la editorial en la que publico, trabajo siempre con guionistas, por lo tanto lo que me interesaba de Coatalem, que es un amigo, que publica novelas y cuentos, es como conecta sus diferentes historias y el universo visual.

Esta historia era mas ligera, mas adecuada para el cómica que lo que hago habitualmente con Paringaux o Charyn y tenía la necesidad de salir del ambiente negro, que es el habitual en mis libros. Este es el motivo por el que hice El Mar de China, el otro se llama Rian de Neuf a Fort Bongo, también de Coatalem, que es mucho más cómico, con humor negro, irónico, pero bastante alejado del universo por el que se me conoce mas.

Tenía ganas de trabajar en algo mas ligero y de asociar mis imágenes a la escritura de Coatalem, que me gusta mucho y está bien introducido y espero que este bien traducido, porque lo que me gusta de la historieta es la relación entre el texto y la imagen. Es por ello que siempre trabajo con gente que trabaja más con la forma del texto que sobre el fondo, porque el texto, la forma en que está descrito, la música del texto, esto es muy importante para mí.

¿Cómo se documenta para hacer obras como El Mar de China?

El caso de este libro es bastante fácil desde el punto de vista de la documentación, porque prácticamente hay un solo decorado. He buscado todos los libros que mostraban imágenes de buques mercantes durante los años treinta y algunas imágenes de Shangai, es un trabajo de documentación clásico, que para el caso de este libro no es muy complejo.

Hubiera estado bien tener una gran maqueta de un buque y fotografiarlo y entrar dentro con una pequeña cámara. Pero lo que hice fue ver algunos museos de la marina para ver maquetas, aunque es una simplificación de los buques de esta época

Su estilo de dibujo se aleja de la línea clara francesa ¿le costó encontrar su lugar en el mercado?

Si, fue mucho mas largo que mis amigos, que desde el primer momento hacían línea clara, para mi fue mucho mas largo, pero también tenía mis estudios de arquitectura, con lo que tenía mucha menos prisa.

Necesitaba encontrar mi estilo en el marco de las historias cortas que había publicado en revistas de aquella época, como El Víbora, Metal Hurland o Pilote. Al hacer esas historias cortas podía ensayar diferentes estilos gráficos, mas o menos satisfactorios, y poco a poco llegar a mi estilo.

Igualmente necesito ir renovando mi estilo, porque siempre necesito sorprenderme cuando tengo una historia en mente, me gusta que en la fase de dibujo yo me sorprenda a mi mismo, que no sea exactamente como lo que había previsto, como cosas que ya he hecho anteriormente.

El caso de El Mar de China fue particular, porque es el único libro que he hecho dibujando directamente con pincel, es algo que quería intentar desde hace mucho tiempo y lo he hecho en este álbum, pero no en el siguiente

¿Le gustaría realizar una obra como autor completo?

He hecho libros solos, pero son libros en los que el dibujo tiene mucha importancia, el dibujo viene antes que el texto y el texto es una especie de comentario o de título de las imágenes.

Para hacer un gran álbum, una gran novela, trabajar solo no es un buen método, puedo trabajar solo a nivel de pintura, ilustración, series de dibujos, cosas así, pero en el tebeo. Si se ha de contar una historia prefiero adaptar libros o trabajar guionistas, encontrar buenas conexiones con alguien, alguien a quien conozca, alguien con quien tenga afinidad y poner a punto una obra en común.

No trabajo sobre guiones de gente que no conozco, tiene que haber una especie de lazo. Del mismo modo cuando encuentro títulos de textos que se pueden adaptar, antes que nada soy sensible a la atmósfera de la historia, a la forma en que está escrita, más que a lo que cuenta.

¿Qué se considera más un pintor o un dibujante de historietas?

Necesito pasar de lo uno a lo otro de manera cíclica, publico mis libros con mis pinturas y mis dibujos y después publico un álbum.

En general tardo un año en hacer un álbum y espero un año antes de hacer otro y durante ese año hago pintura. Son cuestiones de deseo, cuando trabajo en pinturas o en proyectos más cortos necesito enfrentarme a un proyecto a largo plazo y el tebeo es bueno en este sentido.

Del tebeo lo que me gusta es toda la relación que tiene con la puesta en escena propia del cine. Es por ello que paso así de una cosa a la otra. Mi pintura se alimenta de mi trabajo de ilustrador y mi dibujo se alimenta de lo que puedo encontrar en el campo de la pintura. Todo esta vinculado.

¿Por qué se planteo El Mar de China al estilo de una novela negra clásica?

En principio era un cuento bastante próximo a las narraciones de viajes de los años treinta y es lo que me gustó del tipo de escritura y entonces no intente transformarla o hacer otra cosa, al menos al principio

¿En que proyectos está actualmente?

Me gustaría, si todo va bien Sinsentido debería publicar el libro que sale a finales de agosto en Casterman en Francia, se llama La Sangre de los Gamberros, y es una narración muy, muy negro, novela negra, pero parece ser que hay problemas de plazos por eso no se si saldrá en España, pero tengo tres libros que salen en Francia antes de final de año, uno muy grande, un libro para niños y un libro que se acompaña de un disco de Jazz, sobre el Jazz en el género negro en el que he realizado las imágenes, imágenes estereotipadas con mi propio estilo, son imágenes que se pueden vincular con ese tipo de música.

Son proyectos terminados, lo que hago es mucha ilustración por encargo y lo que voy a hacer es trabajar durante un tiempo en pintura para una exposición y cuando este harto me pondré a investigar para buscar una buena historia que adaptar al tebeo



http://www.comicvia.net/asp/mono/monografico.asp?id=1351